IL PENSIERO MEDITERRANEO

Rivista Culturale online

Le Peuple ROM entre Histoire et Persecution di Giuseppe Spedicato

Livre résumé, publié en ligne avec l’autorisation expresse de l’auteur, Giuseppe Spedicato, illustré avec les photographies dont le copyright appartient à Claudio Giagnotti, sur Youscribe, Paris

Est ROM celui qui appartient à l’un des trois groupes dont l’ensemble forme les Tsiganes.

Les Roms, en Romani : Roma, en Roumain : Rromi), aussi dénommés Tsiganes sont un groupe ethnique initialement originaire de l’Inde, présent en Roumanie comme dans d’autres pays d’Europe. Selon le  recensement  officiel  roumain  de  2011,  on  compterait  619 007 personnes à savoir 3,25 % de la population du pays.

Ces chiffres sont cependant considérés par les démographes et les sociologues comme sous-évalués pour deux raisons : la difficulté des enquêteurs du recensement à recueillir des informations fiables de la part des communautés tsiganes, et le souhait de nombre de ces derniers de ne pas se déclarer eux-mêmes « Rom » officiellement. Une autre source estime le nombre de Roms à 2 millions.

Ils font partie, tout comme la communauté Magyare, des minorités ethniques de Roumanie reconnues comme telles par la Constitution.

Les Roms ont migré au Moyen Âge de l’Inde vers l’Europe et leurs langues, proches du sindhi et du pendjabi, proviennent du sanskrit, tandis  que  les Roumains sont  des  aborigènes   des Balkans et   leur langue     romane,     le roumain,     est      un      héritage      de  la romanisation des Thraces.

Ces peuples sont présents depuis environ un millénaire dans toute l’Europe et la proche-Asie, ainsi que dans certains pays arabes (Egypte où la danse dite « du ventre » est un de leurs apports culturels) et, depuis une centaine d’années, par l’émigration, en Amérique, notamment aux États-Unis, Mexique et Brésil.

En   Roumanie,   le   terme   « Roms »,   adopté   par   l’Union        romani internationale s’écrit « Rromi », avec deux r, pour éviter les confusions avec les nombreux mots dérivant de Rome.

Les       Roms        y       sont        cependant       plus              communément appelés Țigani (Tsiganes) mais d’autres noms existent, tels Băieși, Căldărari, Cârpari, Lăutari, Rudari et autres, souvent dérivés des métiers qu’ils pratiquaient ou pratiquent encore.

Le terme de Rromi, mis en avant depuis 1995, gagne du terrain notamment dans les médias et domine dans la littérature spécialisée, mais pas dans le langage courant où « Tsigane » reste le plus employé, y compris par les intéressés.

Certains membres des ces groupements  humains  précisent même :

« Nous, nous sommes Tziganes, pas Roms, pas Gitans, pas Manouches »

Le terme Roms, phonétiquement proche du mot roumain român (roumain), n’a aucun

lien étymologique ou sémantique avec ce dernier.

Rom, enfin, est un endonyme signifiant en romani :

« Homme accompli et marié au sein de la communauté ».

Rita El Khayat, Anthropologue

LES ROMS

Plusieurs spécialistes de l’histoire et de la culture des Roms affirment qu’il s’agit d’une population indo-aryenne, originaire du nord de l’Inde, et que sa langue conserve des traces de son origine mais aussi des langues des peuples qu’elle a croisés.

Les Roms ont été contraints à la déportation par les invasions islamiques entre 1001 et 1027. Ils ont subi un exode forcé vers la Perse et ont été contraints de se convertir à l’Islam. Au 11e siècle, les territoires persans ont subi les invasions des Seldjoukides, une population d’origine turque.

Ces invasions et les guerres subséquentes entre Byzantins et Seljuk, qui ont duré du 11e au 13e siècle, ont obligé les Roms à fuir continuellement.

Ils ont poursuivi leur route vers l’Arménie et le Caucase, puis vers Byzance…

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